La flat tax, officiellement le prélèvement forfaitaire unique (PFU), est le régime fiscal par défaut des revenus du capital depuis 2018. Comprendre comment fonctionne la flat tax en 2026 est essentiel pour calculer le rendement net de tes placements et savoir quand un autre régime serait plus avantageux. Ce point fait partie du panorama complet présenté dans notre guide de la fiscalité des placements.
Ce que la flat tax taxe, et à quel taux
Le PFU s’applique aux intérêts, aux dividendes et aux plus-values de cession de valeurs mobilières. Son taux global est de 30 %, décomposé en deux parts : 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Ce taux est forfaitaire, c’est-à-dire identique quel que soit ton niveau de revenu.
Concrètement, sur 1 000 euros de dividendes, tu conserves 700 euros nets. Sur une plus-value de 5 000 euros réalisée en vendant des actions d’un compte-titres, l’impôt est de 1 500 euros.
Flat tax ou barème : comment choisir
La flat tax est le régime par défaut, mais tu peux y renoncer et opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est globale : elle s’applique à tous tes revenus de capitaux mobiliers de l’année.
Le barème devient intéressant quand ta tranche marginale est faible. Il ouvre alors droit, pour les dividendes, à un abattement de 40 % avant imposition. Pour un contribuable non imposable ou dans la tranche à 11 %, le barème bat souvent les 12,8 % du PFU. À l’inverse, dans les tranches élevées, la flat tax reste presque toujours préférable. Fais le calcul chaque année selon ta situation.
Les placements qui échappent à la flat tax
Tout l’intérêt des enveloppes fiscales est précisément d’éviter, en tout ou partie, ce prélèvement. Le PEA exonère les gains d’impôt sur le revenu après cinq ans, ne laissant que les prélèvements sociaux. L’assurance-vie applique une fiscalité dégressive, particulièrement douce après huit ans, détaillée dans notre article sur la fiscalité de l’assurance-vie après 8 ans. Les livrets réglementés, eux, sont totalement exonérés.
C’est pourquoi la flat tax concerne surtout le compte-titres ordinaire et les revenus perçus en dehors de toute enveloppe. Pour structurer tes placements dans le bon ordre, suis le plan investisseur.
Un régime simple, mais à ne pas subir
La force du PFU est sa simplicité : un taux unique, prévisible, prélevé en partie à la source. Sa faiblesse, du point de vue de l’épargnant, est qu’il s’applique automatiquement si tu ne fais rien. Le réflexe gagnant n’est pas de le contourner illégalement, mais de loger tes placements là où la loi prévoit une fiscalité plus douce. Selon l’administration, les règles sont consultables sur service-public.fr.
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FAQ
Quel est le taux de la flat tax en 2026 ?
La flat tax, ou PFU, est de 30 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. C’est le taux par défaut sur les intérêts, dividendes et plus-values de cession.
Peut-on échapper à la flat tax ?
Oui, en logeant ses placements dans une enveloppe comme le PEA (exonération d’impôt après 5 ans) ou l’assurance-vie (fiscalité allégée après 8 ans). On peut aussi opter pour le barème progressif si c’est plus avantageux.
Quand choisir le barème plutôt que le PFU ?
Quand ta tranche marginale d’imposition est faible (0 ou 11 %), le barème, qui ouvre droit à un abattement de 40 % sur les dividendes, est souvent plus avantageux que les 12,8 % du PFU.
La flat tax s’applique-t-elle aux livrets ?
Non. Les livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS sont totalement exonérés. La flat tax vise les placements non réglementés : comptes-titres, dividendes, intérêts d’obligations.
Comment la flat tax est-elle prélevée ?
Un acompte de 12,8 % est généralement prélevé à la source l’année du versement, puis régularisé lors de la déclaration de revenus de l’année suivante.